Death of Normand Meunier | An independent investigation called for

Death of Normand Meunier | An independent investigation called for
Death of Normand Meunier | An independent investigation called for

(Québec) La veuve de Normand Meunier, cet homme qui a reçu l’aide médicale à mourir après avoir développé des plaies de lits à l’hôpital de Saint-Jérôme, réclame une enquête indépendante sur la mort de son mari. L’opposition demande aussi des excuses officielles du gouvernement.


Publié à 16h27

Mis à jour à 16h36

« Je suis très émotive, j’espère que ça ne sera pas en vain tout ce qu’a souffert Normand », a exprimé Sylvie Brosseau qui s’est déplacée mercredi à l’Assemblée nationale.

« Je veux continuer le combat parce que j’appelle ça un combat. Parce que c’est certain qu’il y a d’autres personnes qui sont très souffrantes dans les hôpitaux présentement et qui ne reçoivent pas les bons soins. Il faut s’en occuper. Il faut prendre ça au sérieux. Il faut prendre le temps. Il faut les écouter », a-t-elle plaidé, les larmes sur les joues.

Normand Meunier, 66 ans, a reçu l’aide médicale à mourir le 29 mars dernier après avoir développé une plaie de lit majeure au fessier lors d’un séjour à l’hôpital de Saint-Jérôme. L’homme, qui est paralysé des bras et des jambes depuis 2022, aurait passé 96 heures sur une civière non adaptée à son état, selon Radio-Canada, qui a dévoilé l’histoire de M. Meunier en avril. Il était hospitalisé en raison d’un virus respiratoire.

Le CISSS des Laurentides a ouvert une enquête interne pour faire la lumière sur les évènements, le ministre de la Santé avait qualifié la situation « d’inacceptable ».

Or, c’est insuffisant aux yeux des proches de M. Meunier. Sylvie Brosseau était accompagnée mercredi de l’organisme Moelle épinière et motricité Québec et des députés Elisabeth Prass (Parti libéral du Québec), Vincent Marissal (Québec solidaire) et Joël Arseneau (Parti québécois). Ils demandent à l’unisson que Québec déclenche une enquête indépendante.

« On n’est pas satisfait de l’enquête qui a été déclenchée parce qu’elle a été déclenchée par le CISSS des Laurentides, qui est à la base du fiasco en question », a déploré M. Marissal, ajoutant que le gouvernement du Québec devrait présenter des excuses officielles à Mme Brousseau. « Honnêtement, aujourd’hui, j’ai honte […] medical assistance in dying has never been for [une solution] because there is no care,” he said.

His colleague from the Parti Québécois goes further: “The best way to translate these apologies in a concrete way is by choosing to investigate the circumstances which led to the death of Mr. Meunier and, more generally , on the care to which people living with a disability are entitled in Quebec in 2024, in particular,” lamented Mr. Arseneau.

Mr. Marissal recalled that health establishments have “protocols” to trigger independent investigations. The exercise could also be carried out by the Coroner’s Office.

“If there had been mattresses suitable for emergencies, as in other medical institutions, if there had been professionals who would have moved Mr. Meunier. This is a situation that could have been avoided,” lamented Elisabeth Prass. “It’s a question of putting protocols in place, of ensuring that organizational mistreatment is resolved through training,” she argued.

On Wednesday, Christian Dubé indicated that he would examine the situation again. “Let me look at that, but I will do everything possible to ensure that there is an appropriate investigation,” he said upon leaving the Council of Ministers. Mme Brosseau also deplored not having received any calls from members of the government. “If this lady wants me to speak to her, I will certainly do so,” replied Mr. Dubé.

Report of the complaints commissioner

Sylvie Brosseau revealed Wednesday that she had received a “damning report” from the complaints commissioner of the CISSS des Laurentides. She did not wish to make it public due to the possibility of legal action. However, this report cannot replace an independent investigation, it was indicated.

“We want something that is deeper, broader,” explained the director of Spinal Cord and Motricity Quebec. ” Is it a problem [systémique] ? Is this an organizational question? “, he added, affirming that 90% of its members “no longer want to go to the emergency room despite their problems” under the pretext that they fear receiving poor care.

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